Oratoire


Accueil  |   Maison  |   Tableaux  |   Lacordaire  |   Contact  |  


 

 

La "chambre de saint Dominique"

La tradition reconnaît dans la partie la plus ancienne de la maison, appuyée sur l'ancien rempart toujours visible, la " chambre " même de saint Dominique. Fortement restaurée au XVIIe siècle, agrémentée d'un magnifique " plafond à la française ", la pièce s'orne d'un crucifix du XVIIe et d'une statue appelée " Notre-Dame du Palais ".

 

" Notre-Dame du Palais "

(voir au fond à gauche sur la photo supérieure, ou cliquer ICI pour une photo de grande taille)

La statue dite " Notre-Dame du Palais ", nom moderne dû à la proximité du Palais de Justice, est une statue polychrome de dévotion, datant probablement du XIVe siècle, et installée à l'origine sur le côté d'une des portes de la ville, dite " porte du Boucail ", puis " porte de l'Inquisition ".

Après la démolition de la porte et des bâtiments adjacents, en 1852, la statue va changer de place. Elle se trouvait alors en face de la maison Seilhan ou maison de l'Inquisition, dans le mur d'une maison particulière : comme on peut le lire dans l'acte de vente à la ville, les propriétaires, sous la forme d'une réserve, ont instamment demandé que le sort de la statue soit dissocié de celui de leur maison, et que la dite statue soit placée dans une nouvelle niche située dans le mur à l'entrée de la maison de l'Inquisition, qui appartenait alors aux Jésuites. Elle s'y trouvait encore en 1988.

A la suite d'une tentative d'effraction, les sœurs Réparatrices décidaient de confier la statue à l'atelier de restauration des Musées de Toulouse qui, entreprenant de la nettoyer, redécouvraient son ancienneté et son extraordinaire qualité artistique.

Malgré les assurances reçues en 1990 du Maire, malgré la qualification juridique incontestable de l'Association Toulousaine de Saint-Dominique en tant que propriétaire de ce bien, " immeuble par destination " n'ayant fait l'objet d'aucune clause de réserve lors de la vente de l'immeuble par les sœurs Réparatrices, la statue originale reste " confisquée " par la ville dans ses ateliers.

La Vierge exposée à l'oratoire Saint-Dominique est donc une copie, fidèle certes, mais qui ne saurait remplacer la statue originale dont on attend qu'elle soit remise dans la niche qui l'a accueillie pendant tant d'années, afin d'être à nouveau présentée à la dévotion des Toulousains.
 

 

 

2004 © Association Toulousaine de Saint-Dominique